Des exercices
Ce quiz porte sur l’utilisation du diagramme pression-enthalpie pour analyser un cycle frigorifique à compression de vapeur. Il aborde les changements d’état, la surchauffe, le sous-refroidissement, les bilans énergétiques, le COP et l’interprétation de défauts courants. Les questions associent connaissances théoriques, lecture graphique et calculs utiles au diagnostic des installations.
Répondez aux questions ci-dessous et consultez l'explication de chaque réponse.
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Le diagramme p-h place l’enthalpie spécifique sur l’axe horizontal et la pression, souvent en échelle logarithmique, sur l’axe vertical.
La pression étant portée en ordonnée, une transformation à pression constante suit une ligne horizontale.
Le compresseur élève la pression et l’enthalpie de la vapeur. La compression réelle se termine généralement dans la zone de vapeur surchauffée.
Dans un détendeur, l’écoulement subit une chute de pression sans travail récupéré. L’enthalpie reste approximativement constante : h3 = h4.
Dans le condenseur, le fluide se désurchauffe, se condense puis peut se sous-refroidir en rejetant de la chaleur au milieu extérieur.
À basse pression, le fluide frigorigène absorbe de la chaleur et passe progressivement du mélange liquide-vapeur à la vapeur : c’est l’évaporation.
L’effet frigorifique massique correspond à l’augmentation d’enthalpie du fluide dans l’évaporateur : q₀ = h1 − h4.
Pour une compression approximativement adiabatique, le travail massique reçu par le fluide est égal à son gain d’enthalpie : w = h2 − h1.
Le COP frigorifique est le rapport entre l’effet frigorifique utile et le travail de compression : COP = (h1 − h4)/(h2 − h1).
Après évaporation complète, un apport de chaleur supplémentaire place le fluide à droite de la limite de vapeur saturée, dans la zone de vapeur surchauffée.
Le liquide sous-refroidi est à une température inférieure à la température de saturation correspondant à sa pression. Son point est situé à gauche du dôme.
Le liquide étant peu compressible, son aspiration peut provoquer des coups de liquide, diluer l’huile et détériorer clapets, pistons ou spirales. Une surchauffe contrôlée protège le compresseur.
Une pression de condensation plus élevée augmente généralement le travail du compresseur et peut réduire l’effet frigorifique. Le COP diminue.
Lorsque la pression d’aspiration baisse, le compresseur travaille sur un rapport de pression supérieur. Sa capacité et l’efficacité globale diminuent généralement.
Après la détente, une partie du liquide se vaporise instantanément. Sous le dôme, le fluide est un mélange liquide-vapeur caractérisé par son titre.
Le rendement isentropique compare le travail idéal au travail réel. Comme la compression réelle demande davantage de travail, h2 est supérieur à h2s et le rendement reste inférieur à 1.
Une charge insuffisante alimente mal l’évaporateur : la pression d’aspiration tend à baisser et la surchauffe augmente. Le manque de liquide dans le condenseur produit souvent un sous-refroidissement faible.
Les gaz non condensables s’accumulent côté haute pression et ajoutent leur pression partielle à celle du fluide frigorigène. Ils peuvent donc augmenter la pression et la température de refoulement.
L’effet frigorifique vaut 400 − 250 = 150 kJ/kg. La puissance est donc 0,04 × 150 = 6 kJ/s, soit 6 kW.
L’effet frigorifique vaut 410 − 250 = 160 kJ/kg et le travail 450 − 410 = 40 kJ/kg. Ainsi, COP = 160/40 = 4.
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