L’introduction est la première impression que votre texte donne au lecteur. Dans une dissertation, un mémoire ou un rapport, elle indique le sujet, pose la question à traiter et annonce la manière dont vous allez y répondre. Beaucoup d’étudiants la rédigent à la va-vite ; pourtant, une introduction bien construite rend tout le reste plus facile à écrire et à lire. Voyons comment la structurer pas à pas.
À quoi sert une introduction ?
Une introduction remplit trois fonctions principales. Elle présente le sujet et son contexte, elle formule la problématique (la question centrale à laquelle le devoir répond) et elle annonce le plan. Autrement dit, elle montre que vous avez compris le sujet, que vous savez ce que vous cherchez et que vous avez un chemin clair pour y arriver.
Le schéma classique comporte quatre moments : l’accroche, la présentation du sujet, la problématique et l’annonce du plan. Ils s’enchaînent en un ou plusieurs paragraphes courts, de façon fluide.
1. L’accroche : donner envie de lire
L’accroche est la phrase ou les deux phrases d’ouverture. Elle doit introduire le thème de façon naturelle, sans généralité creuse du type « de tout temps, les hommes… ». Plusieurs types d’accroche sont possibles :
- Une citation en lien direct avec le sujet, à condition de la citer fidèlement et de pouvoir l’attribuer.
- Un fait d’actualité ou un exemple concret qui illustre la question.
- Une question ouverte qui amène le thème.
- Un constat ou un paradoxe qui crée une tension.
Évitez d’inventer une citation ou un chiffre. Si vous ne pouvez pas vérifier une information, mieux vaut choisir un autre type d’accroche.
2. La présentation du sujet : définir et situer
Après l’accroche, il faut amener le sujet. On y définit les termes importants, on précise le cadre (époque, domaine, public concerné) et on explique pourquoi le sujet mérite d’être étudié. Cette étape évite les ambiguïtés : si le mot clé a plusieurs sens, indiquez celui que vous retenez. Dans un mémoire, c’est aussi ici que l’on présente l’intérêt du thème et, éventuellement, l’état des connaissances.
3. La problématique : le cœur de l’introduction
La problématique est la question précise autour de laquelle tout votre travail s’organise. Elle ne se confond pas avec le sujet : le sujet est le thème général, la problématique est la tension ou le problème que vous allez examiner.
| Sujet (thème) | Problématique possible |
|---|---|
| Le télétravail | Dans quelle mesure le télétravail transforme-t-il l’organisation du travail sans fragiliser le collectif ? |
| Les réseaux sociaux et les jeunes | Les réseaux sociaux favorisent-ils davantage le lien social ou l’isolement chez les adolescents ? |
| La lecture numérique | La lecture sur écran peut-elle remplacer la lecture sur papier sans perte de compréhension ? |
Une bonne problématique est claire, ouverte (on ne peut pas y répondre par oui ou par non sans argumenter), et directement liée au sujet. Elle est souvent formulée sous forme de question, mais ce n’est pas obligatoire.
4. L’annonce du plan : montrer la route
La dernière étape consiste à indiquer, en une ou deux phrases, les grandes parties du développement. On annonce l’idée centrale de chaque partie, sans entrer dans le détail. Par exemple : « Nous verrons d’abord comment…, puis dans quelle mesure…, avant d’examiner… ». Les annonces doivent correspondre exactement à la structure réelle du devoir : il vaut mieux rédiger l’introduction une fois le plan définitif établi.
Un exemple d’enchaînement
Pour fixer les idées, voici une structure schématique, à adapter à votre sujet : une phrase d’accroche sur un phénomène connu ; deux ou trois phrases pour définir le thème et le situer ; une phrase de transition introduisant la tension (« Pourtant… ») ; la problématique ; puis l’annonce du plan en deux ou trois propositions. Le tout tient souvent en une demi-page pour une dissertation et peut s’étendre davantage dans un mémoire, où l’on ajoute la méthodologie et les objectifs de la recherche.
Les erreurs à éviter
- Commencer par une généralité vague qui n’apporte rien au lecteur.
- Recopier l’énoncé au lieu de le reformuler.
- Poser plusieurs questions sans lien au lieu d’une problématique unique et cohérente.
- Annoncer un plan qui n’est pas suivi dans le développement.
- Donner déjà la conclusion ou entrer dans le détail des arguments.
- Négliger la relecture : orthographe et ponctuation comptent dès les premières lignes.
Quelques conseils pratiques
Rédigez l’introduction en dernier ou, au minimum, relisez-la après avoir terminé le devoir pour vérifier la cohérence avec le plan et la conclusion. Utilisez des mots de liaison simples (« or », « cependant », « ainsi ») pour relier les étapes. Gardez un ton clair et soutenu, sans phrases interminables. Enfin, faites-vous relire par quelqu’un : si la personne comprend la question posée après la lecture, votre introduction fait son travail.
Adapter l’introduction au type de travail
Le principe général reste le même, mais la longueur et le niveau de détail varient. Une dissertation de lycée ou de première année tient en quelques lignes bien ciselées. Un mémoire ou un rapport de stage demande en plus de justifier le choix du sujet, de présenter les objectifs, les sources et la méthode utilisée. Dans tous les cas, demandez-vous : le lecteur sait-il, à la fin de l’introduction, de quoi on parle, pourquoi c’est important et comment le devoir va procéder ?
Conclusion
Une bonne introduction suit un chemin simple : accrocher, situer, questionner, annoncer. Avec de la pratique, cette structure devient presque automatique et vous fait gagner en clarté sur l’ensemble de votre travail. Pour approfondir la rédaction et la méthode, consultez les cours de rédaction et de mémoire proposés par Cursa.








